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Mercredi 23 avril 2008
Le Comité des Ecoliers Francophones soutient la campagne de la FEF, principal syndicat des étudiants des hautes-écoles et des universités, et signe la charte ResPact.

Charte « ResPact »

En 1983, la Belgique a ratifié le Pacte de l’ONU de 1966 relatif aux droits économiques sociaux et culturels (Pacte dit « de New York »). Celui-ci stipule en son article 13 : « L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité […] notamment par l’instauration progressive de la gratuité ». 

Pourtant, depuis plusieurs années, nous constatons en Belgique, comme ailleurs en Europe, que notre système d’enseignement supérieur est loin de se démocratiser. Plusieurs obstacles d’ordre socio-économique, qui viennent s’ajouter à un enseignement secondaire inégalitaire, empêchent de nombreux jeunes d’entamer ou de terminer des études supérieures.

Le coût des études ne se limite pas aux montants des droits d'inscription et aux supports de cours puisque de nombreux frais, dont le logement, le transport et les activités culturelles, sont inhérents à la condition d’étudiant. En dehors de ces frais liés aux études, il faut ajouter les dépenses obligatoires de soins de santé, nourriture ou autres auxquels chacun doit faire face.

Or, si l’on regarde la situation en Belgique, le constat fait n’est pas celui de la gratuité ou de la quasi-gratuité de l’enseignement supérieur. Ceci est problématique dans la mesure où les étudiants ne disposent pas de revenus puisqu’en général, ils ne travaillent pas vu le temps qu’étudier prend. C’est donc le plus souvent sur leurs familles que l’on répercute ce coût si elles en ont les moyens.

Dans le contexte économique actuel, caractérisé par une baisse du pouvoir d’achat, le coût des études pèse de plus en plus lourd pour un bon nombre d’étudiants et/ou de familles.

Par ailleurs, nous nous inquiétons que la Belgique se plie et développe, elle aussi, une politique aboutissant à une augmentation du coût des études pour suivre certains systèmes d’enseignement d’Europe. Sous des pressions internationales, issues notamment du processus de Bologne, de la stratégie de Lisbonne ou de la vision de l’OCDE, l’enseignement se voit également menacer dans sa qualité même de service public. Ceci représente, à terme, le risque de voir notre enseignement se transformer entièrement en un marché où un produit de bonne qualité doit forcément être un produit cher.

Nous, fédérations d’étudiants, syndicats, associations, collectifs, organisations politiques, mouvements et organisations de jeunesse sommes attachés au principe de la démocratisation de l’enseignement et à celui d’enseignement de qualité. Nous exigeons ainsi que des mesures et des engagements politiques soient pris:

  • pour faire respecter effectivement l'article 13 du Pacte de New York,
  • et donc pour faire diminuer les coûts directs et les coûts indirects liés aux études.

En adhérant à cette plateforme, nous nous engageons à créer un large mouvement pour la réduction du coût des études notamment en interpellant l’opinion publique ainsi que le monde politique par des actions locales, régionales, nationales et/ou européenn.
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Qualité de l'enseignement
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Lundi 25 février 2008
L'article est donc paru dans le quotidien francophone Le Soir page 17 en contre-bas ce 25 février 2008. Merci à la rédaction de nous avoir ouvert leur page. Nous avons déja accueilli les félicitations de Gérard De Sélys, ex-journaliste de la RTBF et membre de l'APED.

Malgré le réchauffement climatique, on a froid dans les écoles

On a beau parler tous les jours de réchauffement climatique, il y a en tous cas en Communauté française un endroit insensible à ces hausses de température : nos écoles. On pourrait même dire qu’il y fait plus froid qu’avant.  Nous sommes bien placés pour le savoir nous qui passons plus de 36 heures par semaine dans les bâtiments scolaires.

Donnons un petit aperçu de la réalité. C’est de façon inégale que nos écoles sont touchées par ce micro climat assez dérageant. Dans certains cas, la chaudière tombe en panne un jour sur deux. Dans d’autres, seules certaines classes sont chauffées. Parfois, nous avons vécu des situations où nous pouvions voir la buée de notre respiration s’évaporer au beau milieu du couloir que nous devions emprunter pour rejoindre deux classes. Certains professeurs amènent même leurs propres réchauds électriques nous évitant ainsi d’avoir les mains toutes bleues. 

Dans certaines écoles, les élèves sont en « sortie autorisée » parce que la température n’atteint pas les 17 degrés. Certains de nos parents ont même reçu des lettres de nos directions leur conseillant de surveiller l’habillement de leur progéniture et de leur faire mettre des vêtements bien chauds pour aller suivre les cours.

Ce manque de chauffage n’a pas laissé les élèves insensibles. En région liégeoise notamment, une pétition avait récolté début 2006 plus de 1500 signatures d’élèves de certaines écoles du coin. Des grèves, même, avaient éclaté. Ces deux derniers mouvements avaient été lancés à l’initiative du CEF (Comité des Elèves Francophones).

Depuis, les choses ont évolué. En pire. Une étude récente valable pour le écoles libres montre que les conséquences de l’augmentation du prix du mazout ont fait augmenté de 110 % en 3 ans la part consacrée par élève au chauffage des écoles. En gros, en 2003, pour pouvoir étudier dans des écoles chauffées, nous coûtions 49 euros. Aujourd’hui, nous coûtons un peu plus de 103 euros… Tout cela avec la même enveloppe. Les conséquences ? Les directions ont le choix : soit chauffer moins soit épargner sur le matériel pédagogique.

Depuis les années où nous fréquentons les bancs scolaires, nous avons pour la plupart d’entre nous été habitués à l’indifférence ou en tous cas au manque de budget flagrant que nos ministres décidaient d’allouer pour notre formation.

Depuis notre entrée dans le secondaire, nous connaissons les atlas de géographie dont les cartes les plus récentes portent des noms disparus depuis bientôt 20 ans.  Nous connaissons les ordinateurs qui vieillissaient à chaque avancée technologique  à tel point qu’aujourd’hui, ils sont pour la plupart incapables de lire des dvd ou d’accepter une clé USB. Nous connaissons nos ateliers avec des tours et des fraiseuses datant de la glorieuse ère industrielle des années 60 qu’on nous apprend au cours d’histoire.

Aujourd’hui, comme le dit la chanson, « rien n’a changé ». Rien n’a changé sauf qu’en hiver, le froid vient se rajouter à ce tableau désolant et, osons-le, dégoûtant. Car, messieurs et mesdames les ministres du fédéral et de la Communauté française, rassurez-nous, la Belgique n’est quand même pas un pays du tiers-monde ?

Le CEF, depuis sa création il y a un an, s’identifie à toutes les propositions et à tous les combats qui se mènent en Communauté française pour un enseignement secondaire démocratique et de qualité. Car, comme on dit chez nous, « notre avenir, on y a droit ».

C’est pour cela que, en tant qu’élèves, nous demandons que l’Etat fédéral reverse les bénéfices de plus en plus colossaux qu’il touche sur les accises liées à l’augmentation du prix du mazout.

Enfin, pour nous, le manque de chauffage dans nos écoles n’est qu’un symptôme d’une maladie nommée sous financement. Pour cette raison, nous demandons aussi un refinancement public pour notre enseignement, notamment pour investir massivement dans l’isolation des bâtiments. Et dans ce sens, le projet de Partenariat Public-Privé lancé par la ministre présidente Marie Arena n’est pas fait pour nous rassurer vu qu’il offre une occasion inespérée au privé de s’ingérer à fond dans la mise au point, la construction et l’entretien de nos bâtiments et des services scolaires qui ne ressortent pas du « pédagogique ».

En cette journée de commémoration de l’entrée en vigueur des accords de Kyoto il y a 3 ans, nous espérons vivement être entendus. Et nous ne sommes apparemment pas les seuls à espérer un changement. Il serait en effet assez triste que nous finissions par applaudir le réchauffement climatique alors qu’il porte en lui tous les effets néfastes qu’on lui connaît.

Elisa Munoz Gomez (Bruxelles), Zoé Hufkens (Charleroi) et Adrian Thomas (Liège) au nom du Comité des Elèves Francophones

L’histoire du CEF est simple. Alors que la Communauté française est la seule région d’Europe à ne pas avoir de syndicat écolier, des élèves de Bruxelles, Charleroi et Liège ont décidé à partir de 2006 de lancer des campagnes de sensibilisation et d’action dans leurs écoles sur 3 axes : la qualité et le caractère accessible de notre enseignement secondaire, la démocratie dans l’école et l’ouverture de l’école sur la société. http://lecef.over-blog.org
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Chauffage
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Jeudi 14 février 2008
St-Joseph-Jumet.JPG Que penses-tu de la décision du directeur du collège de St-Joseph (Jumet) de séparer les élèves du général et du professionnel par une ligne rouge ?

Interviews aurpès des élèves du collègue St-Joseph à Jumet
par Thomas Chardome


-> Jessica (élève en option technique) : 
Cette ligne est embêtante car cela limite nos contacts entre élèves. Il existe une pétition qui circule pour cela mais le directeur semble résolu. La ligne est déja là les autres années mais la réglementation était beaucoup moins stricte. Parmi les élèves, certains défendent la ligne mais la grande majorité sont contre et même certains prof nous soutiennent.

-> Joanna : Je trouve cette histoire de ligne injuste. Personnellement, je suis dans une autre cour car je suis au supérieur mais je trouve cela idiot quand même. Cela infantilise les élèves; je suis choquéee des déclarations du directeur au sujet de cette ligne et je trouve qu'il manque de logique. Je pense qu'il y a un sentiment de révolte dans toute l'école.

-> Yohan : Toute cette histoire est stupide; chaque élève a des copains du côté opposé de la ligne et certains ont même de la famille. Ils sont juste à côté et ont ne peux même pas aller les voir ! Il faut une permission pour traverser. Un élève est passé pour aller reprendre son journal de classe et il a eu deux heures de colles... Il existe une pétition pour que cette sévérité excessive disparaisse mais elle ne circule pas dans toutes les classes. De plus, une moitié de la coeur est perpétuellement dans l'ombre et l'autre n'a ni banc ni préheau ! Je pense qu'il y a une bonne volonté de bouger pour changer les choses au sein de l'école.

-> Yohan, Logan et Roger : Tout ça c'est de la connerie, ça ne sert à rien. On ne comprend pas pourquoi tout d'un coup cette ligne choque tout le monde alors qu'elle est là depuis des années. Nous ne savions pas que des élèves avaient eu des sanctions pour avoir traversé la ligne et nous trouvons cela exagéré. Dans notre classe, personne vraiment contre cette ligne; on pense que tout ce tapage nuit gravement à la réputation de l'école et que c'est plus pour enfoncer la direction de l'école que pour faire véritablement avancer les choses.

-> Khadija : Cette histoire me révolte et tout ça donne une mauvaise image de l'école en plus ! Toute cette publicité véhicule une image de sauvagerie des élèves du professionnel.
Je trouve cela injuste et illogique. Je n'étais pas au courant qu'il y avait une pétition mais je trouve que c'est une bonne chose. Il y a d'autres problèmes dans cette école et dont personne ne parle ! Il n'y a plus d'examens de passage, le port du voile est interdit, ... Il faudrait aussi lancer des pétitions pour que cela change.
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Qualité de l'enseignement
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Mercredi 30 janvier 2008
Voila, c'est une belle bataille que le groupe du CEF a mené en front avec d'autres organisations de gauche.
Les écoliers qui se sont levés plus tôt le matin ou qui ont pris la peine de demander à des groupes de copains pour aller faire signer les pétitions devant l'école ou dans les classe peuvent se féliciter, c'est un beau travail d'influence. Car il faut bien se dire que si il n'y avait pas d'anti-fascistes qui aurait fait pression sur le bourgmestre et sur la propriétaire de l'immeuble, la librairie serait toujours ouverte.
Bravo à cette jeunesse qui ose se mouiller dans un combat politique !! IMG_2554.JPG GetAttachment-1.jpeg GetAttachment.jpeg
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Anti-fascisme
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Mardi 22 janvier 2008
Le collège Saint-Martin solidaire de la grève

LESOIR 22/1 >>> Le collège Saint-Martin de Seraing est à un jet de minerai du haut-fourneau nº6. De nombreux élèves de cet institut d’enseignement général et technique ont des parents qui travaillent dans le secteur sidérurgique. Certains y travailleront un jour.

C’est pourquoi un élève de rhéto du collège, Stany Mazurkiewicz, y a organisé un mouvement de solidarité avec la grève des travailleurs affiliés à la FGTB. Pendant la quatrième heure de ce lundi matin, les élèves qui le souhaitaient ont donc pu sécher les cours en un geste de soutien. Les deux tiers à peu près des 300 écoliers l’ont fait.

« Mon père travaille à l’usine Ferblatil et sera licencié à la fin du mois, explique le jeune homme. Je suis très concerné par cette problématique, mais je trouvais qu’il fallait aussi sensibiliser les autres élèves. La semaine dernière, avec la permission du directeur, je suis passé dans les classes pour annoncer l’action. »

Stany, aidé dans sa démarche par le Comité des étudiants francophones, un syndicat non officiel d’élèves du secondaire, avait invité les syndicats à venir s’exprimer.

Secrétaire régional à la FGTBMétal, Jean-Luc Rader s’est donc adressé aux élèves : « J’étais doublement ému, parce qu’il est rare pour nous de parler à de si jeunes gens, et parce que j’ai passé neuf années dans cette école. Je leur ai expliqué dans les grandes lignes les tenants et aboutissants du dossier sidérurgique.»

Cocasse dans cette école catholique : la CSC n’était pas là, elle.

« On les avait invités, mais ils ne sont pas venus car ils ne soutenaient pas le mouvement de grève, souligne le directeur Jean- Marie Warnier. Mais c’est dommage.

Dans mon discours, avant les syndicalistes, j’ai tenu à rappeler aux élèves de faire usage de leur esprit critique vis-à-vis de la parole syndicale qu’ils allaient entendre, notamment en vertu de leurs éventuelles sensibilités écologiques. Il aurait été intéressant d’entendre aussi le point de vue de la CSC. » ■ PIERRE MOREL


Les JT de RTL et de la RTBF  ont également parlé de la grève de soutien des élèves du Collège St-Martin et ont interviewé Stany. La TV régionale de RTC a également fait un reportage.

École en grève… avec les métallos

23-01-2008 - Solidaire

Ce lundi, les élèves et les enseignants du Collège Saint-Martin de Seraing ne sont pas rentrés en classe après la récré de dix heures. Motif ? La solidarité avec les sidérurgistes liégeois ! Ces derniers s’étaient mis en grève à partir de 6 h du matin et ce pour 24 h. Seuls les affiliés métallos de la FGTB ont observé cet arrêt de travail qui avait pour but de faire pression sur les politiques afin de débloquer les dossiers concernant les quotas d’émission de CO2. La relance du haut-fourneau n°6 à Seraing qui était prévue pour le début de cette année est mise en suspend suite au manque de quotas. Stany Mazurkiewicz, du Comité des élèves francophones et initiateur de la grève dans son école explique : « je suis directement concerné, mon père travaille à Ferblatil et puis c’est important que les jeunes se bougent pour ça, nous aussi un jour, on sera sur le marché du travail ». Les réactions étaient très positives de la part des enseignants comme des élèves. Le directeur a pris la parole ainsi que Francis Gomez, président des métallos de la FGTB Liège, qui est venu sur place pour expliquer la situation. (Photo Solidaire)
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Soutien aux travailleurs
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Mardi 22 janvier 2008

Société - LiègE

Un libraire extrémiste délogé

Grégoire Comhaire

Mis en ligne le 22/01/2008

Une pétition demande la fermeture de la librairie "Primatice", filiale de l'éditeur français Philippe Randa. La propriétaire a résilié le bail qui la liait aux exploitants.
 

C'est une librairie d'apparence bien ordinaire qui cristallise toutes les passions en Cité ardente depuis six mois. Installée au coeur du quartier Hors-Château depuis le milieu de cet été, la librairie "Primatice" a, en effet, la particularité d'avoir eu plus de signatures sur la pétition demandant sa fermeture que de nouveaux clients qui auront osé en franchir la porte.

 

En cause, la personnalité de son propriétaire Philippe Randa, éditeur parisien bien connu pour son appartenance au milieu de l'extrême droite et dont l'observatoire belge de l'extrême droite, publie un portrait édifiant sur son site Internet. Après une jeunesse passée dans les Groupes Union Défense (GUD), l'homme est, en effet, devenu écrivain et diffuseur de livres via sa maison d'édition Dualpha dont le catalogue comprend notamment des ouvrages tels que "Front de l'Est, le rêve éclaté" ou "Vers une société multiraciste". Selon les mêmes sources, Philippe Randa se distingue aussi par ses amitiés avec Ralf Van den Haute, un ancien dirigeant de "Vlaams Jeugd" fondé par des anciens de la SS flamande pour reprendre leurs combats d'antan.

 

Un CV qui fut loin de plaire aux militants liégeois du Front antifasciste. Le 9 novembre dernier, 200 personnes se rassemblaient devant la librairie pour commémorer l'anniversaire de la "Nuit de Cristal". Plus tard, un pavé dans la vitrine, et quelques visites fort peu amicales dans le magasin parviendront à terroriser Anne, l'unique employée de la librairie. "Il n'y a pas beaucoup de passage dans cette rue. Dès que la lumière baisse, et que je suis toute seule dans le magasin , j'ai peur", nous confie-t-elle au téléphone.

 

Le 17 décembre dernier, c'est le conseil communal de Liège qui s'inquiétait de la présence de l'enseigne "Primatice" sur son territoire et demandait au Centre pour l'égalité des chances de se prononcer sur la légalité du contenu des publications diffusées dans le magasin. "Malgré de nombreux signalements, aucun ouvrage ne semble tomber sous le coup de la loi", explique cependant Edouard Delruelle, le directeur francophone du Centre.

 

Toujours est-il que les détracteurs de la fameuse librairie n'ont plus que quelques jours avant de déboucher le champagne, puisque la propriétaire des lieux a décidé de rompre son bail avec Philippe Randa. A défaut d'avoir pu "coincer" ses exploitants sur le plan légal, ils se réjouiront donc de constater que le 1er février prochain, le volet de "Primatice Belgique" sera définitivement baissé.

 
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Anti-fascisme
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Lundi 21 janvier 2008
PAS DE LIBRAIRIE FASCISTE A LIEGE

Depuis la mi-juillet, une curieuse librairie a ouvert ses portes à Liège pour y proposer des livres des éditions Dualpha. On y vend des ouvrages qui défendent des thèses racistes, fascistes et négationnistes. Le propriétaire de cette librairie (rmatice Belgique), qui est aussi le créateur des éditions Dualpha s'appelle Philippe Randa. C'est un partisan déclaré du fascisme, un grand ami de Philippe Dewinter, le président du parti fasciste flamand Vlaams Belang.

Parce que nous voulons la fermeture de cette librairie, et parce que nos cours de morale, de religion et d'histoire nous ont appris quelque chose, le Comité des Elèves Francophones (CEF) demande :
PLUS JAMAIS LE FASCISME – FERMETURE DE LA LIBRAIRIE

Nom    Prénom    Adresse    e-mail    école    signature
               
Ed. resp. A. Thomas, rue ambiorix, 4000 Liège
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Anti-fascisme
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Lundi 21 janvier 2008

Charte du Comité des Elèves Francophones


1.    D’où vient le CEF ?

Le CEF a été créé en novembre 2006 par quelques élèves liégeois qui avaient l’objectif commun suivant :

-    agir sur les problèmes liés à l’enseignement dans le seondaire
-    développer la démocratie dans l’école
-    ouvrir l’école à la société

Pour ces 3 raisons, nous avons décidé de lancer un syndicat des élèves.

A ses origines, le CEF s’est d’abord construit dans la région liégeoise sous le nom de CEL (Comité des Elèves Liégeois). Mais très vite, nous avons décidé de nous organiser au niveau de la Communauté Française. Logique ! Notre ministre de l’enseignement ne décide pas rien que pour Liège, ou Bruxelles, ou Charleroi, mais bien pour toute la Communauté.

2.    Quelles sont les idées du CEF ?

A.    Le CEF est un syndicat :

Le CEF est un syndicat écolier. Nous pensons que c’est nécessaire que nous ayons notre mot à dire sur le présent et l’avenir de nos écoles. Or pour le moment, lorsqu’un décret ou une loi est voté qui concerne nos écoles, seuls les élus politiques (les députés et les ministres), les syndicats des profs, les directions et les associations de parents (et encore, ce n’est pas toujours le cas) sont consultés. Pourtant, nous sommes autant, voire plus concernés par ces lois et on ne nous consulte pas. Et comme un des objectifs de l’école est de nous apprendre à nous exprimer, nous avons clairement le droit d’avoir notre mot à dire sur l’école.

B.    Les 3 grands axes du CEF :

1) Les problèmes liés à l’enseignement

Il y a de moins en moins d’argent qui est consacré à l’enseignement. Les chiffres sont clairs. Dans les années 80, 7 % du PIB (toutes les richesses produites en Belgique) était injecté dans l’enseignement. Mais avec l’approfondissement de la crise, on n’injecte plus aujourd’hui que 5 % du PIB dans notre formation. Les conséquences ? On les rencontre tous les jours et à tous les niveaux bien que chaque école connaisse une situation différente. Vieux bâtiments, toits qui fuient, chaudières en panne, ordinateurs dépassés, vieux outils ou machines en panne dans les ateliers, vieux manuels scolaires, toilettes bouchées, nourriture de mauvaise qualité… Tous ces problèmes sont différents et toutes nos écoles ne connaissent pas tous ces problèmes. Mais ce qui est certain, c’est que les problèmes vont en augmentant et qu’il y a une cause principale : le manque de financement. Le CEF veut que nous, les élèves, nous ayons notre mot à dire sur tous ces problèmes qui nous touchent au quotidien et qui jouent sur notre formation.

2) Développer la démocratie dans nos écoles

Avoir notre propre syndicat, c’est atteindre ce premier objectif démocratique : que toutes les personnes concernées par un problème soient consultés, y compris nous, les élèves. Développer la démocratie, c’est aussi que chacun puisse s’exprimer, que l’école favorise l’expression, l’échange d’idées, la construction de notre personnalité et nous amènes à prendre position en toute indépendance sur la société. Nous ne disons pas que la démocratie n’est jamais respectée dans les écoles. Par contre, nous disons que dans certaines, plus que d’autres, tout, absolument tout, est décidé par la direction et que les profs et encore moins les élèves ne sont consultés. Là où la démocratie est déjà développée, il faut la pousser plus loin. Là où elle ne l’est pas, ou quasi pas, il faut la développer.

3) L’ouverture de l’école à la société

Nous pensons que l’école ne doit pas seulement nous apprendre à lire, écrire, calculer, réfléchir, comprendre, s’exprimer et nous apprendre un métier. Elle doit aussi être un lien où l’on apprend à se faire son avis sur la société, à l’améliorer, à la changer. Nous sommes des citoyens et des futurs travailleurs. Dans ce cadre, le CEF veut développer la culture du débat, la prise de position et des actions et des projets concrets sur des thèmes liés à la société comme les guerres, la montée du fascisme, le chômage dans la jeunesse, la démocratie, la pauvreté en Belgique et dans le Tiers-monde.

3.    Comment fonctionne le CEF ?


Le CEF est un syndicat indépendant. Nous ne dépendons ni de la Communauté Française, ni des directions d’écoles, ni d’autres syndicats. Nous sommes solidaires et nous collaborons avec tous ceux qui veulent une société et un enseignement plus juste et plus démocratique.

Le CEF s’organise par section. Chaque section correspond à une école. Tout qui veut créer un groupe du CEF en a le droit, à condition que le Comité Fédéral donne son accord. Le Comité Fédéral, une fois l’accord donné, aidera au mieux pour que la section se développe. Une section regroupe au minimum 3 personnes qui doivent se réunir au minimum 2 fois par an.

Le Comité Fédéral regroupe actuellement les élèves fondateurs du CEF. Toutes les provinces dans lesquelles se trouvent des sections du CEF y sont représentées par maximum 3 membres. 

Le Comité Fédéral est élu par les responsables de section qui sont eux-mêmes élus chaque année dans leur propre section à bulletin secret par les membres qui ont été présents au moins à 3 réunions l’année précédente. L’élection du responsable de section doit recevoir l’accord du Comité Fédéral.

Le Comité Fédéral doit convoquer, au minimum une fois par an et plus si la situation est nécessaire, une assemblée des responsables de section afin que les responsables de chaque comité des écoles de la Communauté Française échangent leurs idées sur les points d’actualité ou des points concernant la vie du CEF. L’élection du Comité Fédéral a lieu tous les deux ans.

Seul le Comité Fédéral peut, lorsqu’il décide que c’est nécessaire, dissoudre le CEF.

Chaque élève qui s’organise dans le CEF le fait en fonction de ses moyens et de ses possibilités. Chacun est libre d’y exprimer ses opinions dans un débat démocratique, sauf des idées fascistes. Les idées, les actions et les projets défendus et menés par les sections du CEF doivent être en accord avec les principes et les idées du CEF.

Les sections du CEF essayent au maximum de se réunir et des monter des projets, des actions en lien avec les trois grands axes. Pour y arriver, des réunions de section sont nécessaires. Tout le monde doit pouvoir y exprimer son avis dans une ambiance la plus démocratique possible. Les réunions de section doivent être un lieu où la démocratie bat son plein.

Chaque section décide, outre les règles exprimées ci-dessus, de son propre mode de fonctionnement. Le Comité Fédéral encourage néanmoins à un échange des meilleures expériences afin de profiter de ce qui marche déjà et de ne pas devoir reproduire des erreurs qui ont déjà été commises autre part.

4.    Quel est le lien entre le CEF et les conseils de délégués ?


Nous ne sommes absolument pas contre les conseils de délégués ou les autres formes d’organisation démocratique des élèves dans nos écoles (conseils de classe, autres syndicats écoliers…). Au contraire. Au contraire.

Le CEF veut aider, là où c’est possible, à augmenter l’utilité du conseil des délégués et lui rendre son rôle premier : celui des représentants des élèves devant la direction et les professeurs. Le CEF ne veut donc clairement pas remplacer le conseil des délégués. Bien au contraire, nous avons comme objectif par rapport à ce conseil d’informer les autres élèves sur l’importance, le rôle et les objectifs du conseil. Nous voulons aussi dynamiser et rendre utiles ces conseils. Dans ce sens, nous appelons tous les membres des sections du CEF à prendre les élections des délégués au sérieux et à s’y présenter.


5.    Comment organiser un groupe du CEF dans son école ?

Le CEF veut construire une école accessible à tous, de qualité et qui donne une bonne formation. Pour cela, nous sommes convaincus de deux choses.

Premièrement, nous devons être patients. Nous n’allons pas tout résoudre. Ce que nous commençons aujourd’hui, d’autres le continueront demain. Les difficultés sont nombreuses mais nous voulons commencer un travail sérieux et construire quelque chose de solide.

Deuxièmement, nous ne devons pas nous prendre pour des super héros et croire que nous allons pouvoir changer les choses seuls, dans notre coin. Si parfois il arrive que dans une école, une ou deux personnes arrivent à faire changer les choses, régler un problème, lancer une grève ou autre, le bilan que l’on tire de notre expérience de notre première année de travail est le suivant : construire un groupe, travailler en groupe, c’est notre force principale. C’est pour cela que le CEF fonctionne par section. Voici les raisons fondamentales de ce choix :

-    un groupe, c’est d’abord plein d’idées, c’est synonyme de débat. Il y a donc plus de chances de trouver une solution avec plusieurs cerveaux qu’avec un seul.
-    Un groupe, c’est plus représentatif. Quand on parle au nom de cinq, dix, vingt ou trente personnes d’une position qui a été discutée et décidée en section, on a toujours plus de poids que quand on parle en son propre nom.
-    Un groupe, c’est plus fort. Si tu veux mener une ou plusieurs actions dans ton école, c’est toujours plus facile quand tu travailles en groupe que tout seul. On est plus efficace, plus fort, mieux organisés.
-    Un groupe, c’est du travail à long terme. Nos objectifs sont ambitieux et les changements que l’on veut amener ne se feront pas d’une baguette magique.

Mais attention, construire une section n’est pas facile. Voici quelques règles qui font qu’un groupe fonctionne bien :

-    Une section, c’est minimum trois personnes
-    l’objectif de la section est de discuter, réfléchir et agir sur base des trois axes du CEF
-    la section se réunit dans l’école. Si ce n’est vraiment pas possible, il se réunit en dehors
-    le mieux pour la section est d’avoir l’accord de la direction pour éviter les ennuis. Si tu ne l’as pas, ne t’arrête pas. Ce n’est qu’une embûche parmi d’autres à surmonter
-    plus la section est grande, plus elle est efficace, plus elle a du poids pour faire changer les choses et créer des actions et projets
-    les décisions importantes et les activités doivent être annoncées à l’ensemble de l’école par divers moyens (passer dans les classes, affiche, tract, assemblée générale, msn…)

Cela peut paraître embêtant d’insister autant sur le groupe, la section, mais c’est pourtant la clé de toutes nos futures réussites. Si tu es en 5ème ou en 6ème, et que tu te bats pour les idées du CEF dans ton école sans construire  ou aider à construire de section, que va-t-il se passer lorsque tu auras quitté le secondaire ? Plus rien… Investir dans une section, c’est investir à long terme pour nos idées.
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : CEF
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Lundi 21 janvier 2008
UNE ECOLE ET UNE FORMATION DE QUALITE, ON Y A DROIT ! TOUS EN GREVE !


Depuis un an, beaucoup d’écoles connaissent des problèmes de chauffage. L’année dernière, le froid se faisait déjà ressentir dans pas mal d’écoles. Le CEF (Comité des Elèves Francophones) avait lancé une pétition qui a été signée par 1600 élèves de la région liégeoise début 2006.  Cette année, l’AR de Fragnée connaît des problèmes de chauffage depuis quelques mois. L’IPES d’Herstal et le Lycée de Waha ont déjà du renvoyer les élèves à la maison pour la même raison.


Hier, les élèves de Fragnée se sont mis en grève pour exiger :

-    du chauffage dans leur école
-    de l’eau potable dans l’école (il y a des microbes qui transmettent des maladies graves dans l’eau distribuée à Fragnée)


AUJOURD’HUI, NOUS MANIFESTONS CAR NOUS SOMMES SOLIDAIRES !

MAIS IL Y A D’AUTRES PROBLEMES QUI NOUS TOMBENT DESSUS :

-    la circulaire police-école du ministre Dewael qui amène la police dans nos écoles

-    le projet des PPP (partenariat public-privé) de la ministre Arena qui veut vendre nos écoles aux banques


Comité des Elèves Francophones (CEF) – comitecef@hotmail.com – Adrian : 0486/716262
Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Chauffage
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Vendredi 4 janvier 2008

Photoreport: actions des écoliers de Liège du 26 janvier


Ce vendredi matin (26 janvier), entre 300 et 400 écoliers venus des athénées de Fragnée et de Waha sont descendus dans les rues de Liège. Le Comité des écoliers francophones (CEF), se bougeait :
fleche contre les problèmes de chauffage
fleche contre les partenariats public-privé
fleche contre le fait que notre ministre de l'intérieur veut faire de nos écoles un repère d'indic pour la police (pour plus d'infos voir: www.feditobxl.be)

Photos: Sarah Thomas
26-1-2007

Liège janvier 2007 écoliers

Liège janvier 2007 écoliers

Liège janvier 2007 écoliers

Liège janvier 2007 écoliers

Liège janvier 2007 écoliers

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manif Liège

Par Comité des Ecoliers Francophones - Publié dans : Chauffage
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